Si vous avez aimé Tri YANN , alors vous aimerez sans doute SONERIEN DU

MUSIQUE DU MONDE  BRETAGNE

(Albums de Sonerien Du à La Médiathèque)

Tri Yann - Sonerien Du - PointCulture mobile 1Tri Yann est le groupe français qui détient le record de longévité tout en restant le groupe breton le plus populaire et accessible.

En 1971, en plein engouement pour le folk français et pour la musique celtique et bretonne en particulier, les trois Jean ont adapté des airs traditionnels « à l’ambiance folk du temps ». À l’instar d’Alan Stivell, ils ont rapidement électrifié leur musique et jouent encore actuellement une musique bretonne-folk-progressive-rock-celto-médiévale, excusez du peu !

Bien qu’elles prennent leurs racines dans la tradition bretonne et la danse, les chansons gentilles des débuts sont devenues plus matures au fil du temps. Plus engagées aussi : écologie, identité bretonne, injustice, social…

De la même génération que Tri Yann, le groupe Sonerien Du a pris un chemin plus orienté vers la danse. Ils sont indissociables des Fest-Noz.

Ces fêtes autrefois limitées au centre de la Bretagne faisaient revivre les rassemblements festifs de la paysannerie à la fin des journées de labeur. L’église essaya d’interdire les danses de couple « ventre contre ventre ». Mais elle toléra les danses où l’on se tenait par le petit doigt ou par l’intermédiaire d’un mouchoir.

Les Fest Noz prennent un essor considérable dans les années 70 et à nouveau à la fin des années 90 avec le renouveau de la musique celtique. La consécration arrive en 2012 avec l’inscription à l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Logo_Sonerien_DuQuant aux sept musiciens de Sonerien Du, ils surfent sur la vague de ces fêtes dansantes. À travers les vingt-trois albums d’une production remarquable, ils alignent les chansons populaires, à répondre ou traditionnelles, entremêlées d’instrumentaux sautillants. Car, à la lecture des pochettes, on ne voit pas seulement les titres des chansons, mais aussi la danse qui leur est associée : laridé, gavotte, valse, cochinchine, polka, mazurka, cercle circassien, andro, …

Ce qui les rapproche de Tri Yann, c’est la tradition musicale, la danse et les sonorités rock ou folk revival. Sans doute moins inventifs sur scène que le trio nantais, les membres de Sonerien Du n’en sont pas moins énergiques et leur interprétation contemporaine pousse à danser et à sautiller.

Ils chantent principalement en breton et les instruments vont des traditionnels binious, bombardes et autres accordéons à la guitare électrique, aux synthés et aux percussions.

On peut assurément comparer les albums de Sonerien Du aux premiers de Tri Yann, proposant une musique gaie, enjouée, dansante et sans prises de tête. DM

(Disponibilité des albums de Sonerien Du)

Si vous avez aimé YES , alors vous aimerez sans doute MYSTERY

MYSTERY « The World Is A Game »

Unicorn, 2012

ROCK  ROCK PROGRESSIF

(Non disponible à la Médiathèque)

Il ne fait pas bon être malade dans le groupe Yes. Jon Anderson, qui en était la Voix, en a fait les frais. Après des années de bons et loyaux services, il se fait remplacer par Benoit David, un clone trouvé dans un cover-band, avec presque la même voix et tout le répertoire dans la tête.

Eh bien maintenant, voici qu’on remplace ce dernier aussi. Pour des raisons de santé…

Mais Benoit David a d’autres cordes à son arc vocal. Ainsi, depuis 1998, il est la voix de Mystery, un groupe de rock progressif canadien de qualité.

The World Is A Game est le septième album de Mystery. On y trouve quelques ressemblances avec Yes, dans la voix bien sûr, mais aussi au détour de certains agencements rythmiques et mélodiques ou dans la longueur des morceaux. Sans toutefois la prétention et l’emphase du vieux groupe.

Après quelques notes de harpe dans l’intro, Pride se lance dans une construction mélodique, n’hésitant pas à alterner les rythmes, les changements de tonalité, ménageant des moments d’extase et d’énergie pure, avec une fin flamboyante.

Si Superstar semble un peu plus convenu, The World Is A Game jouit d’une belle mélodie qui grandit en puissance en associant tous les instruments.

Dear someone démontre sa force avant de permettre à Time Goes By de démarrer en douceur.

Another Day, l’autre long titre, permet à la rythmique d’exprimer tout le talent du bassiste Antoine Fafard et du batteur Nick D’Virgilio (Spock’s Beard, Genesis, Tears For Fears).

L’autre maitre est sans nul doute Michel Saint-Père qui tient les synthés et envole sa guitare dans d’excellents solos (Pride, Superstar ), à la fois techniques et mélodiques.

Mystery démontre qu’il y a bien une place pour le rock progressif au XXIe siècle, une musique intelligente, accessible, qui permet plusieurs écoutes sans lasser. DM

(Disponibilité : ce CD n’existe pas à la Médiathèque)

Extrait de "Pride"

Si vous avez aimé « Bretonne » de Nolwenn Leroy, alors vous aimerez sans doute « Légendes Bretonnes »

Si vous avez aimé « Bretonne » de Nolwenn Leroy, (et même si vous ne l’avez pas aimé …) alors vous aimerez sans doute « Légendes Bretonnes »

NL3426   (Disponible au Discobus 4)

Après avoir remporté la Star Academy il y a quelques années, Nolwenn Leroy s’est fait une belle place dans la variété française populaire. Si certains la considèrent toujours comme une chanteuse guimauve, préfabriquée par les médias, tout le monde reconnaît toutefois que son dernier CD est surprenant dans sa carrière.

Cette Bretonne du Finistère tient à ses attaches et a osé remettre au goût du jour un répertoire breton de qualité qui devenait parfois poussiéreux. Bien sûr, elle s’est contenté des ‘Tubes’ de la musique bretonne ou celtique, son audace n’était donc pas vraiment vouée à un suicide commercial (il faut que les maisons de disques gagnent leur vie tout de même!).

Sa voix chaude et la production de John Kelly (McCartney, Kate Bush) donnent une couleur pop et bien léchée aux airs traditionnels.

Mais l’ensemble est tout de même un peu superficiel : il y manque l’âme, l’inspiration et le souffle qui imprégnaient les chansons des interprètes originaux. C’est particulièrement évident à l’écoute de « Ma Bretagne quand elle pleut » : Caradec y dépeignait une Bretagne dans son quotidien, ses souvenirs toujours beaux mais empreints de mélancolie et de regrets. Les accords mineurs à la guitare assombrissaient l’ensemble. La version de Nolwenn Leroy est juste correcte, plus ensoleillée… plus fade aussi.

Pour ceux qui n’y connaissent rien en chanson bretonne, « Bretonne » a l’avantage de les y introduire en douceur.

Mais après cette écoute, je vous invite vraiment à découvrir les originaux :

« Légendes Bretonnes »

MP0473  (Disponible au discobus 4)

Un double CD récemment arrivé au discobus 4 reprend la majorité des chansons reprises sur ‘Bretonne‘ en y ajoutant d’autres airs traditionnels connus ou moins connus.

On retrouve « Tri Martelod » par Alan Stivell et sa harpe, « La jument de Michao » par Tri Yann (« J’entends le loup, le renard et la belette… »), « Brest » de Miossec, « La tribu de Dana » de Manau, « La blanche hermine » de Gilles Servat, « Lambé an dro » de Matmatah,…

Et puis, moins connus mais magnifiques : « Karantez – Vro » de Gwalarn, « Le soleil est noir » et « Princes qu’en mains tenez » de Tri Yann, « Le train de nuit » de Merzhin …

Et des grands noms de la chanson bretonne comme Glenmor, An Triskell, Serge Kerval.

S’il n’y manquait Jean-Michel Caradec, Gildas Arzel, Théodore Botrel, Dan Ar Bras et les sœurs Goadec, ce serait parfait.

Jean-Michel CARADEC « Ma Bretagne quand elle pleut »

NC0694 (Disponible sur commande)

Jean-Michel Caradec avait tout pour lui : il jouait de la guitare, était beau, chantait bien. Ses chansons était joyeuses, sensibles, délicates, mélodieuses, espiègles, graves parfois. Ses cinq derniers albums sont tous à écouter. Surtout « Portsall ».

« Ma Bretagne quand elle pleut », sorti en 1977, est un album à la fois entrainant (« Dans ma Peau », « J’aime les petites filles ») et nostalgique (« Ma Bretagne quand elle pleut », « Celui qui volera sa poupée »). Avec une perle : « Si je te quitte un jour ».

Quand on écoute çà, Nolwenn Leroy est bien loin…  DM

Si vous avez aimé SUPERTRAMP sans doute aimerez-vous Roger HODGSON…

ROCK

Guitariste et co-fondateur de Supertramp, il en est aussi la voix haute et le créateur des succès du groupe comme : « The Logical Song », « Breakfast In America », « Give A Little Bit », « Dreamer », « It’s Raining Again » et « Take The Long Way Home ».

Il avait fondé le groupe en 1969, avec Rick Davies, et l’a quitté en 1983 pour des raisons artistiques.  Cependant, il avait laissé le nom Supertramp à ses ex-compagnons à la condition qu’ils ne reprennent pas ses compositions en concert (engagement que le groupe n’a évidemment pas respecté).

Ce qui reste du groupe tourne donc actuellement en reprenant les chansons à succès de Roger.

Sa carrière solo a commencé en beauté avec un superbe album « In The Eye Of The Storm » . Son dernier CD « Open The Door » est sorti en 2000.

Par sa voix, son sens de la mélodie, sa créativité et sa sensibilité, Roger Hodgson est plus représentatif de Supertramp que le groupe actuel.


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Voici les médias de Roger Hodgson au PointCulture mobile 1:

CD

« In the Eye of the Storm » en 1984. Après son départ du groupe Supertramp, Roger Hodgson crée un superbe album à la fois énergique et tendre. Le long morceau « Had A Dream » est un joyau, dynamique et optimiste. Mais l’album comporte aussi de belles ballades. Un vrai disque de Supertramp.

XH641A (disponible sur commande)

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« Hai Hai » en 1987. Dans ce second album, Roger Hodgson s’entoure de grandes pointures (dont les membres de Toto). Au contraire du précédent, ici, ce sont des chansons plus courtes. Malgré de très beaux morceaux à la mélodie facile à retenir, l’album est un peu plus inégal et manque de cohésion. Surtout, il faut écouter « You Make Me Love You » qui fut un hit et « London » une ballade mélancolique bien balancée. Enfin, « Land Ho » est un morceau qui était à l’origine prévu pour figurer sur un album de Supertramp.

XH641B (disponible sur commande)

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« Rites Of Passage » en 1997. Suite à un accident, voilà le retour de Roger en public. Lors de ce concert, on peut l’entendre chanter ses anciens morceaux et quelques nouveaux.

Album intéressant. Pour faire faire patienter jusqu’au prochain album studio.

XH641C (disponible au discobus 4)

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« Open The Door » en 2000. Pour son troisième album studio, Roger Hodgson joue encore avec une palette de bons musiciens (dont Trevor Rabin de Yes et Didier Lockwood). L’ensemble est cohérent, varié et avec une excellente production. Je retiens surtout l’excellente ballade «Say Goodbye » et le hit « Hungry ». Et puis aussi, le long morceau « Open The Door », où il revisite sa carrière avec une construction musicale qui évoque tout à fait « Even In The Quietest Moments »

XH641D (disponible au discobus 4)

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Roger Hodgson PointCulture Mobile 1 Classic Live  « Classics Live » en 2010  a d’abord été disponible en téléchargement avant de sortir en CD écologique (papier recyclé, pas de plastique à l’exception du CD). L’album présente les grands titres de sa carrière au sein de Supertramp lors de sa tournée en 2009 et 2010, en duo avec le musicien Aaron MacDonald, avec un groupe ou un orchestre. Des morceaux joués en concert au Brésil, en Norvège, en Allemagne et au Venezuela. Son interprétation est magistrale et l’absence des autres comparses de Supertramp ne se fait pas sentir. On regrettera seulement qu’il y ait qu’un seul morceau de sa carrière solo.

(non disponible au discobus 4)

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DVD

« Take The Long Way Home – Live In Montreal » en 2006.

Roger Hodgson est ragaillardi par son récent album, il apparaît souriant avec seulement un synthé, une guitare douze cordes et un piano à queue. Un seul autre musicien l’accompagne (saxos, mélodica et seconde voix). Et puis quelques plantes vertes et un bon éclairage. C’est ainsi qu’il s’était produit à Theux à la même époque et à Liège en mars 2011. Il reprend les plus grands succès de Supertramp et deux morceaux de sa carrière solo (dont l’inédit « Oh Brother »). Tout est bon dans ce DVD, excepté la qualité des bonus. Ne pas manquer l’interview (il explique comment il compose) !

XH641E (disponible sur commande).

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COLLABORATIONS

« Excalibur, la légende des Celtes » d’Alan Simon en 1998

Sur cet excellent album concept d’Alan Simon, Roger interprète deux chansons : la superbe ballade « The Elements » et « The Will Of God » (avec des cornemuses).

L’album contient aussi des chansons inédites de Tri Yann, de Fairport Convention, de Gabriel Yacoub (Malicorne), Angelo Branduardi, …

MN0167 (disponible sur commande)

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« Mayo Longo«  en 2000 de Carlos Nuñez (musicien de Galice)

Encore une ballade subtile, accompagnée par la flûte de Carlos Nuñez. Mais profitez-en pour écouter tout l’album, une série de ballades et d’instrumentaux à la gaïta et aux flûtes, mêlant pop et folk galicien. DM

MO4642 (disponible au discobus 4)

Si vous aimez J.J. CALE, alors vous aimerez sans doute … les chansons suivantes

J.J. Cale joue de la guitare d’un style un peu nonchalant, doux, dépouillé, décalé, fluide et en retrait. Cette manière de jouer est souvent appelée « laid-back ».

Artiste discret, JJ Cale a pourtant marqué les grands musiciens à tel point qu’il est vraiment une référence dans le domaine pop, country et blues.

Eric Clapton a repris nombre de ses chansons, dont « After Midnight » et surtout « Cocaïne ».

Vous trouverez, à La Médiathèque, tous les CD et DVD de JJ Cale (disponibilité de ces médias).

Beaucoup de membres nous demandent ce qu’on a dans le même style.

Il n’y a pas d’artiste qui joue de manière identique à JJ Cale.

Toutefois, vous pouvez écouter, dans un style proche, les CD de Mark Knopfler, Dire Straits ou Tony Joe White. Quelques morceaux d’Eric Clapton ne sont pas éloignés non plus du style laid-back.

Si vous souhaitez faire une petite compilation « laid-back », je vous propose les morceaux suivants :

« Sometimes I Wish » de Guy Davis sur l’album « Butt Naked Free » (2000). Un blues joué à la guitare acoustique, simple et dépouillé avec un tempo tranquille et un peu d’harmonica.

« You Can’t Beat the House » de Mark Knopfler, sur l’album « Get Lucky » en 2009. Un blues calme, avec une pulsation lente et un son un peu ‘sixties’.

« Candy » de Tom Petty, sur l’album « Mojo » en 2010. Un morceau vraiment à la JJ Cale si ce n’est…la voix de Tom Petty, très nasillarde.

« I Heard the Angels Singin’ » d’Eric Bibb sur l’album « Painting Signs »  en 2001. Eric Bibb ne fait pas que du blues et signe cette tendre ballade où sa voix se fait douce ou rocailleuse, sensible sur un tempo régulier et lancinant.

« Hypnotized » de Fleetwood Mac sur l’album « Mystery To Me » en 1973. Un superbe morceau peu connu de ce grand groupe. Bob Welch chante admirablement cette chanson hypnotique, avec une voix feutrée. Un bijou !

« No Place To Go » de Bo Ramsey sur l’album « Stranger Blues » en 2006. Un blues qui pourrait figurer sur un album de JJ Cale, la voix mise davantage en avant ici. Aussi le morceau « Stranger Blues » sur le même album.

« Lo Dintre » de Moussu T e lei Jovents sur l’album « Putan de Cançon » en 2010. Déjà commenté sur ce blog, Moussu T chante en occitan cette ballade où on peut entendre de beaux solos de guitare en retrait.

« Last Train To San Antone » de Peter Green sur l’album « Whatcha Gonna Do » en 1980. Peter Green, lors de son premier retour, chante doucement une belle complainte, toujours sur une ligne basse-batterie répétitive, avec un très beau solo de saxo.

Vous connaissez d’autres titres qui pourraient figurer sur cette compil laid-back ? Envoyez vos suggestions dans les commentaires ou sur notre Facebook ! DM