Sélection 2012 : Blues

2012-orangeÀ l’aube de 2013, nous pouvons jeter un oeil dans le rétroviseur.

Voici donc nos coups de coeur 2012.

Si vous êtes passés à côté de ces médias, peut-être est-ce le moment de les (re)découvrir… L’équipe du discobus 4

SELECTION 2012 BLUES

Sélection de Michel Lantin

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Bob BROZMAN

« Fire In The Mind »

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Charley PATTON

« The Rough Guide To Blues Legends : Charley Patton » (voir chronique)

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Eric BIBB

« Deeper In The Well »

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HERITAGE BL£UES ORCHESTRA

« And Still I Rise » (voir chronique)

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Otis TAYLOR

« Otis Taylor’s Contraband »

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HOWLIN’ WOLF

« Smokestack Lightning – The Complete Chess Masters 1951-1960 »

Joe BONAMASSA «Driving Towards The Daylight»

Provogue Records, 2012

BLUES ….BLUES ROCK MAINSTREAM BLUES

KB5458 (Disponible Au Discobus 4)

C’est le treizième album studio de Joe Bonamassa, mais c’est aussi l’occasion d’une nouvelle collaboration fructueuse avec le producteur Kevin “Caveman” Shirley (Led Zeppelin, Aerosmith, Black…).

Quo Vadis Joe. LE génie de la Gibson, frappe à nouveau aux oreilles blues. Seul ou avec Black Country Communion, on pense qu’il a décidé d’user le manche jusqu’au bout. Tout participe dans l’élaboration de cet album : riff de Whole Lotta Love pendant trois minutes, voix posée sur les distos, rythmes hard rock. Une nouvelle visite guidée du trentenaire dans le blues et ses diverses branches.

Certes, les compositions n’ont rien d’exceptionnel. Le don naturel du guitar hero sublime chaque titre. Des sons maitrisés et des solos dantesques emportent l’auditeur dans un nouvel univers blues-rock au contour bien défini. Sa dextérité semble inégalable. À chaque nouveau CD on s’imagine une déception possible à cause de sa création prolifique.

Reprises ou compos pur jus, l’ensemble tient ses promesses comme à son habitude. Une démonstration de l’art du solo rassemblé sur onze titres. YO

(Disponibilité de ce CD)

HERITAGE BLUES ORCHESTRA «And Still I Rise»

Raisin’ Music 2011

BLUES

KH3115 (Disponible au Discobus 4)

Dès les premières notes de ce CD, on est frappé par l’évidence : le blues est bien vivant.

Le Heritage Blues Orchestra, c’est un trio guitares-voix épatant, soutenu par une section rythmique impressionnante, des cuivres solides et toujours à propos, et un harmonica qui laisse sans souffle.

Au fil du CD, les morceaux d’anthologie du blues défilent, avec une fraîcheur inédite qui leur donne une nouvelle jeunesse et une parfaite contemporanéité.

Clarksdale moan, par exemple, qui est une reprise de Son House, parle d’une petite ville qui a vu naître quelques grands du blues et du rythm and blues, et dont les bars ont résonné (et résonnent encore) au son de cette musique. La rythmique est lancinante et répétitive, sur un fond de cuivres qui ajoute encore à la mélancolie.

C-Line woman est une chanson à l’histoire riche et mystérieuse :  à l’origine, elle rythmait les jeux de corde à sauter des petites filles noires du Sud, pour prendre par la suite des connotations moins innocentes. Le titre a connu plusieurs avatars : Sea Lion woman, Sea Line woman, C-Line woman, She lyin’ woman, See-Lye woman, et il est difficile de connaître la véritable origine, peut-être était-ce même un vocable d’origine africaine ?

Chancy Sims, la chanteuse, se fait ici féline, chatte et tigresse. En voici une très belle interprétation par Nina Simone.

Big leg woman et Cathfish blues sont deux bons vieux classiques, le premier s’envole avec grâce et légèreté, et le deuxième, dans une course effrénée, laisse pantois.

Et le CD se déroule, aux accents de gospel (Chilly Jordan, Get right church – que n’aurait pas renié Ry Cooder,), de work-songs ou de chants de prisonniers (Go down Hannah, Levee Camp holler), de blues (Don’t let nobody drag your spirit down – il faut écouter aussi la très belle version d’Eric Bibb), de la Nouvelle-Orléans à Chicago en passant par le Mississippi, aux sons de guitare coupants ou délicats, et aux voix remplies de soul, chaque morceau est une surprise et un ravissement.

C’est LE disque de blues de l’année. ML

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(Disponibilité de ce CD)

Charley PATTON « The Rough Guide to Blues Legends : Charley Patton»

World Music Network 2012

BLUES ….DELTA BLUES

KP1713 (Disponible au Discobus 4)

Charley Patton : une voix gutturale, une guitare râpeuse, un pan essentiel de l’histoire des musiques afro-américaines.

Charley Patton est, avec Son House, un des pères fondateurs du Delta Blues, il est, en tout cas, le premier à avoir été enregistré. Il a influencé, après Robert Johnson, des générations de guitaristes de blues et de rock.

Sa vie a été à l’image de sa musique : dure et rude, aventureuse et riche (mais pas en $ !).

Gravées au début des années 30, ces chansons âpres racontent des histoires de mort (Oh Death), d’errance (Down The Dirtroad Blues), ou sont ancrées dans le quotidien de la dure vie dans le delta du Mississippi : Mississippi Bo Weavil Blues, qui parle d’un redoutable insecte ravageur du coton, High Water Everywhere, qui raconte la désespérance de l’inondation dramatique qui a dévasté la Louisiane et le Mississippi en 1927 (Joe Bonamassa, nouvelle icône du blues moderne, lui rend hommage avec une belle version électrique dans son CD « You & Me » –KB5448-).

Charley Patton est un chanteur étonnant : son chant remonte du plus profond de la gorge, et rappelle étonnamment, par moments, le chant diphonique. Son jeu de guitare est percussif, ou plaintif quand il en joue avec un bottleneck.

Ces enregistrements, magnifiquement restaurés, sont un trésor d’authenticité et d’histoire. ML

(Disponibilité de ce CD)

Joe BONAMASSA & Beth HART « Don’t Explain »

Provogue Records 2011

BLUES ELECTRIQUE / MAINSTREAM BLUES

KB5456 (Disponible au Discobus 4)

Don’t Explain, écrit par la chanteuse jazz Billie Holiday avec Arthur Herzog Jr., donne le La.

L’ombre de Nina Simone plane et embrume de présence tout l’opus. Beth Hart manipule à merveille, sur les guitares uniques et tranchantes de Bonamassa, sa voix taillée pour le blues. Interprète du rôle de Janis Joplin dans la comédie musicale Love, Beth traverse des épisodes malheureux en s’égarant dans la pop, à contre mesure. Elle renoue avec le rock en compagnie de Deep Purple sur l’album Bananas, poursuit avec un morceau d’anthologie avec Slash, Mother Maria.

Après l’aventure Dust Bowl, les deux immenses talents s’associent pour un album de reprises soul et jazzy. Le résultat est unique. La fille au look Bad Girl et le surdoué de la six cordes délivrent un album puissant, audacieux, unique.

Un détour incontournable et utile dans cet univers féerique de voix et solos de guitare. A la trappe tout effet numérique et autres exercices de style. Du son pur et doux des amplis à lampes en communion avec une féminité féroce. Le parcours et l’attirail complet du combattant blues. YO

(Disponibilité de ce CD)

L.C. ULMER “Blues Come Yonder”

Hill Country Records, 2011

BLUES

KU3610 (Disponible au Discobus 4)

Lee Chester Ulmer, natif du Mississippi, est un vieux bluesman authentique, comme il en reste très peu (ils sont presque tous morts).

Il passe son enfance dans les champs de coton, puis, tout au long de sa vie, touche à quantité de boulots manuels, alors qu’il bourlingue à travers les États-Unis, jusqu’en Alaska, et il enregistre enfin ses compositions, ainsi que quelques reprises, à l’âge de 83 ans, et c’est l’âpreté de sa vie qu’il donne à entendre de sa voix rugueuse et chaude, avec son accent à couper au couteau.

S’il joue quantité d’instruments, c’est sa guitare qui accroche l’oreille, surtout lorsque qu’il fait glisser son steel-finger sur les cordes.

Blues Come Yonder a été enregistré en 2011, et, n’était la qualité de la production, il aurait pu l’être en 1935 : le blues de L.C. Ulmer est intemporel, ancré profondément dans la tradition du Mississippi, et, pour un peu, on entendrait le battement des roues à aubes.

L.C. commente ses chansons avant d’égrener ses accords de guitare, simples, rudes et touchants, à l’image de sa vie, au croisement d’Elmore James et de John Lee Hooker. Que demander de plus pour passer un bon moment ? ML

(Disponibilité de ce CD)

Sélection 2011 : Blues

Comme il est de tradition d’arrêter un peu la machine au 31 décembre pour jeter un coup d’œil en arrière, voici notre regard sur 2011, une sélection que nous souhaitons partager avec vous. Et si cela vous donne des idées ou des envies de découvertes, nous aurons alors rempli notre mission.  L’équipe du discobus 4

SELECTION 2011  Blues

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 KB2788
Tab BENOIT
“Medicine”

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KB5824
Jimmy BOWSKILL
“Live”

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KJ6718
Robert JOHNSON
« The Centennial Collection »

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KK4173
Albert KING
« The Definitive »

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KS1048
Steve SEASICK
« You Can’t Teach An Old Dog New Tricks »

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KU3610
L.C. ULMER
« Blues Come Yonder »

(voir l’article sur ce site)

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